Fini le stress chez le vétérinaire

Pour permettre à votre chien de recevoir des soins sans anxiété, rien de mieux que lui faire faire, à la maison, des séances de « Medical training », ou entraînement médical.

De plus en plus de zoos entraînent leurs animaux à se laisser manipuler en toute confiance afin de pouvoir intervenir sans anesthésie ou contrainte musclée lors des soins vétérinaires. Et si un éléphant est capable de ne pas broncher pendant une prise de sang ou d’ouvrir la bouche sur commande, un chien peut aussi être sensibilisé à cette méthode douce. Le but étant de le faire participer activement aux soins, plutôt que le les lui faire subir.

Jouez au docteur

Au début, apprenez-lui, au sol, à être manipulé sans stress à la maison. Deux séances par semaine suffisent, à commencer le plus tôt possible. Le pré-requis est l’ordre « assis », qui lui permet d’obtenir son attention. Chaque geste est alors associé à une chose positive : friandise, caresse ou jeu.

Par exemple, touchez-lui une oreille, puis donnez-lui une récompense, l’autre oreille, une récompense, une patte, une récompense, et ainsi de suite. Pour l’habituer à une prise de sang, apprenez-lui à donner la patte, puis à accepter le contact d’un petit coton humide, celui d’un trombone qui stimule l’aiguille, puis d’une bande.

Eh hop, sur la table !

Ensuite, habituez-le à ne pas bouger sur une table. Si son gabarit le permet, portez-le doucement dessus et motivez-le avec ne petite gamelle de pâtée ou de viande crue. au moindre signe de peur, faites-le descendre et réessayez plus tard. Quand il est à l’aise sur la table, faites les mêmes manipulations qu’au sol, toujours en le récompensant. Si votre chien est trop grand, vous pouvez lui apprendre à sauter sur un banc et à s’y asseoir avant de le toucher.

Le véto, c’est  fun !

Parallèlement au travail fait à la maison, emmenez votre chien régulièrement chez son vétérinaire, non pas pour consulter, mais pour saluer l’équipe. Profitez-en pour le faire monter sur la balance au sol de la salle d’attente en lui demandant de ne pas bouger. Ces fausses visites visent à le désensibiliser de sa peur du docteur, en y associant les lieux à un climat positif.

S’il passe devant la clinique, la queue battante, en tirant la laisse pour y entrer, c’est gagné ! Et n’oubliez pas ses friandises lors des vraies visites.